Nos Guides


Ces guides ont pour but d’aider à choisir simplement le bon matériel :
Encres, papiers, pinceaux, supports et outils essentiels pour chaque discipline. Vous y trouverez des explications concrètes, des comparaisons utiles et des conseils pratiques pour éviter les achats inutiles et créer dans de bonnes conditions.

Calligraphie

Cette partie s’adresse aux personnes qui découvrent la calligraphie ou qui pratiquent déjà un peu mais ne savent pas toujours quel matériel choisir. On va voir l’essentiel : encres, pinceaux, papiers, accessoires, et quelques exercices de base pour commencer dans de bonnes conditions.

1. Les encres : quoi choisir pour débuter ?

Deux grandes familles d’encres sont utiles en calligraphie :

  • Encres liquides prêtes à l’emploi
    • Pratiques : on ouvre le flacon, on trempe le pinceau, c’est tout.
    • Intéressantes pour débuter : débit régulier, comportement prévisible.
    • À privilégier : une encre noire classique, ni trop fluide ni trop épaisse.
  • Bâtons d’encre à broyer
    • On frotte le bâton sur une pierre avec un peu d’eau.
    • Permet de régler soi-même la densité (plus ou moins noire).
    • Demande plus de temps mais donne des noirs plus profonds et des nuances plus riches.

Pour un·e débutant·e : Commencer avec une bonne encre liquide noire est suffisant. Le bâton d’encre est intéressant ensuite, quand on a envie de travailler plus lentement et de contrôler la densité.

À vérifier avant d’acheter :

  • Que l’encre est prévue pour la calligraphie / le pinceau (et pas seulement pour le stylo-plume).
  • Qu’elle supporte le papier que vous utilisez (ni trop acide, ni trop “granuleux”).
  • Que le séchage reste raisonnable : une encre qui met 10 minutes à sécher complique la pratique.

2. Les pinceaux : souples, rigides, quelles tailles ?

En calligraphie, on ne choisit pas le pinceau au hasard. Deux critères comptent surtout :

  • La souplesse
    • Pinceaux très souples (poils de chèvre ou mélanges souples) : gestes amples, traits expressifs, variations fortes d’épaisseur.
    • Pinceaux plus fermes (mélange poils naturels + fibre, “poils de loup”, etc.) : meilleure maîtrise, traits plus nets.
  • La taille
    • Petit / moyen : idéal pour les exercices et les feuilles A4.
    • Grand : pour les grands formats et les gestes très amples.

Pour commencer, l’idéal :

  • Un pinceau moyen, plutôt ferme pour les traits contrôlés.
  • Éventuellement un second pinceau plus souple pour expérimenter les variations de lignes.

Un bon signe : un pinceau de calligraphie doit pouvoir se regrouper en une pointe nette quand il est humide, sans poils qui partent de tous les côtés.


3. Les papiers : éviter les bavures et les mauvaises surprises

Le papier change complètement le résultat. Trois points à regarder :

  • L’absorption
    • Papier très absorbant (type Xuan) : les traits se diffusent, l’encre “fleurit”. Effet beau mais plus difficile à contrôler.
    • Papier moins absorbant (aquarelle léger, papier mixte) : lignes plus nettes, moins de bavures, plus simple pour débuter.
  • Le grammage
    • En dessous de 90 g : risque de gondoler, de traverser.
    • Entre 120 g et 200 g : confortable pour les exercices, supporte bien l’encre.
  • Le format
    • A4 ou proche : suffisant pour travailler les bases.
    • Formats plus grands : utiles seulement si vous travaillez avec de grands pinceaux.

Conseil simple : pour débuter, choisir un papier pas trop absorbant et d’au moins 120 g. On pourra passer à des papiers plus “vivants” ensuite.


4. Les accessoires vraiment utiles

  • Pierre à encre : indispensable si vous utilisez un bâton d’encre.
  • Petit récipient / godet : pour verser un peu d’encre liquide, éviter de travailler directement dans le flacon.
  • Repose-pinceau : empêche le pinceau de rouler et d’acheter la table.
  • Chiffon ou papier absorbant : pour essuyer légèrement le pinceau si trop chargé.
  • Nappe ou feuille de protection : l’encre tâche durablement, mieux vaut protéger la table.

Tout n’est pas nécessaire dès le départ, mais ces éléments simplifient la pratique au quotidien.


5. Un kit simple pour bien démarrer

Pour une base solide, un·e débutant·e a besoin de :

  • 1 encre liquide noire, prévue pour la calligraphie.
  • 1 pinceau de taille moyenne, plutôt ferme.
  • 1 bloc ou carnet de papier compatible encre (grammage 120 g ou plus).
  • 1 petit récipient + 1 chiffon.
  • (Optionnel) 1 pierre à encre et 1 bâton, pour expérimenter plus tard.

Avec ça, il est possible de s’entraîner longtemps, sans acheter 10 outils différents.


6. Gestes de base pour s’exercer

Avant de chercher une “belle écriture”, il est utile de pratiquer quelques gestes simples :

  1. Tracer des lignes verticales et horizontales
    Objectif : garder une épaisseur régulière, contrôler la pression.
  2. Faire des points et des petites touches
    Objectif : apprendre à poser le pinceau, appuyer, puis relever sans bavure.
  3. Répéter des courbes simples
    Objectif : coordonner respiration, vitesse et quantité d’encre.
  4. Observer le papier
    Est-ce que l’encre bave ? Est-ce que les contours restent nets ? C’est en observant ça qu’on comprend si le matériel est adapté.

7. Problèmes fréquents et solutions rapides

  • Les traits bavent, s’élargissent
    • Papier trop absorbant ou trop fin.
    • Trop d’encre dans le pinceau.
    • Solution : essuyer légèrement le pinceau, tester un papier plus épais ou moins poreux.
  • Les traits sont gris, pas vraiment noirs
    • Encre trop diluée ou de mauvaise qualité.
    • Solution : changer d’encre, ou, pour les bâtons, broyer plus longtemps avec moins d’eau.
  • Le pinceau s’écrase, la pointe disparaît
    • Pinceau trop souple ou trop mouillé, ou geste trop appuyé.
    • Solution : charger un peu moins, alléger la pression, tester un pinceau plus ferme.
  • Le papier gondole
    • Grammage trop faible ou excès d’eau.
    • Solution : passer sur un papier plus épais, limiter la quantité d’eau dans l’encre.

8. Entretenir son matériel

  • Pinceaux
    • Les rincer à l’eau froide ou tiède jusqu’à ce que l’eau soit claire.
    • Ne jamais les laisser tremper pointe en bas dans un pot : les poils se tordent.
    • Les laisser sécher à plat ou pointe vers le bas, puis les ranger à l’abri de la poussière.
  • Encres
    • Bien refermer les flacons pour éviter l’évaporation.
    • Ne pas remettre dans le flacon l’encre utilisée et légèrement diluée : elle vieillit mal.
  • Pierres et bâtons d’encre
    • Rincer la pierre à l’eau claire, essuyer sans grattoir.
    • Laisser sécher le bâton à l’air libre avant de le ranger.

L’idée générale : un matériel bien choisi et bien entretenu permet de se concentrer sur le geste, plutôt que de lutter contre l’encre ou le papier. Une fois cette base posée, la calligraphie devient beaucoup plus agréable à pratiquer.

Dessin

Cette partie couvre les bases à connaître pour choisir correctement son matériel de dessin : crayons, mines, fusains, papiers et outils d'esquisse. L’objectif est de comprendre ce qui change vraiment dans le rendu, la précision et le confort de dessin.

1. Les crayons et mines : quelle dureté choisir ?

Les crayons graphite sont classés par dureté :

  • H (Hard) : trait clair, précis, peu de noir. Idéal pour les esquisses techniques ou les détails.
  • B (Black) : trait foncé, plus doux, plus noir. Idéal pour les ombres, le modelé, les croquis expressifs.
  • HB / F : milieu neutre, parfait pour débuter.

Pour commencer : un 2B, un HB et un 4B couvrent 90% des besoins.


2. Le fusain : quand l'utiliser ?

  • Fusain naturel : lignes douces, textures organiques, parfait pour les grands gestes.
  • Fusain comprimé : noir plus dense, trait plus contrôlable, pratique pour les contrastes forts.

Le fusain demande un papier qui accroche un peu : évitez les papiers trop lisses.


3. Le papier : le choix le plus important

Le papier influence la netteté, le contraste et la facilité d’effacer.

  • Grain fin / moyen
    • S’accroche légèrement au graphite.
    • Permet des ombres plus régulières.
    • Idéal pour le croquis et le dessin classique.
  • Grain satiné / très lisse
    • Parfait pour les détails précis et les portraits.
    • Mieux adapté aux mines dures.
  • Grammage conseillé : entre 120 et 180 g pour éviter que le papier ne gondole au gommage.

Conseil simple : un carnet à grain léger (ni trop lisse, ni trop rugueux) est le meilleur choix pour commencer.


4. Les gommes : à ne pas négliger

  • Gomme mie de pain : n’arrache pas le papier, absorbe le graphite, idéale pour éclaircir une zone.
  • Gomme classique : plus nette, mais plus agressive. Pour effacer complètement.

Une bonne gomme change énormément le confort de travail.


5. Crayons couleur et aquarellables

Pour un·e débutant·e :

  • Crayons couleur standards : bon contrôle, faciles à superposer.
  • Crayons aquarellables : polyvalents, s’utilisent secs ou avec un peu d’eau pour diluer les pigments.

Privilégiez une petite boîte de couleurs primaires + neutres avant d’acheter plus.


6. Kit simple pour bien démarrer

  • 1 crayon HB
  • 1 crayon 2B
  • 1 crayon 4B
  • 1 gomme mie de pain
  • 1 carnet 120–160 g, grain léger
  • (Optionnel) 1 fusain naturel + 1 fusain comprimé

Avec ça, on peut dessiner longtemps avant d’avoir besoin d’un matériel plus spécialisé.


7. Problèmes fréquents et solutions rapides

  • Le trait est irrégulier → papier trop lisse ; tester un grain léger.
  • L’ombre est “sale” → graphite trop dur ; passer au 2B ou 4B.
  • Le papier peluche → gomme trop agressive ; utiliser une mie de pain.
  • Le rendu manque de contraste → utiliser du 4B / 6B pour renforcer les noirs.

L’objectif de cette section est d’aider à comprendre le matériel sans jargon : un bon papier, 2 ou 3 crayons adaptés et une gomme correcte suffisent largement pour développer une pratique solide.

Peinture

Cette section explique comment choisir vos peintures, pinceaux, papiers et supports selon votre pratique : aquarelle, gouache ou acrylique. L’objectif est de comprendre les différences entre les matériaux pour éviter les achats inutiles et obtenir un rendu propre dès le début.

1. Les types de peinture : comment choisir ?

• Aquarelle

  • Transparente, lumineuse, très réactive à l’eau.
  • Adaptée aux lavis, dégradés, textures légères.
  • Demande un papier épais (300 g minimum).

• Gouache

  • Opaque, couvrante, couleurs mates.
  • Se retravaille facilement si réactivée à l’eau.
  • Plus simple que l’aquarelle pour les débutant·es.

• Acrylique

  • Sèche vite, ne se réactive pas une fois sèche.
  • Très polyvalente : support papier, toile, bois.
  • Idéale pour le travail en couches et les textures.

Conseil simple : si vous débutez, la gouache est la plus tolérante ; l’aquarelle demande un peu plus de contrôle ; l’acrylique est parfaite pour expérimenter.


2. Le papier : le point le plus important pour l’aquarelle et la gouache

  • Grammage : 300 g/m² recommandé pour éviter que le papier gondole.
  • Composition : coton (meilleure absorption) ou cellulose (plus économique).
  • Grain : fin, moyen ou torchon selon le rendu recherché.

Pour débuter : un bloc 100% cellulose en 300 g grain fin suffit largement.


3. Les pinceaux : les 3 formes indispensables

• Pinceau rond

  • Le plus polyvalent.
  • Permet un trait fin ou large selon la pression.

• Pinceau plat

  • Pour remplir des surfaces ou créer des bords nets.

• Pinceau biseauté

  • Utile pour les angles, les détails et les transitions.

Besoins réels : deux pinceaux ronds (petit + moyen) suffisent au début.


4. Les couleurs : quels pigments acheter en premier ?

  • Jaune primaire
  • Rouge primaire
  • Bleu primaire
  • Noir (facultatif)
  • Blanc (indispensable en gouache et acrylique)

Avec ces trois primaires, on peut déjà mélanger la majorité des couleurs utiles.


5. Accessoires utiles

  • Palette (en plastique, porcelaine ou métal)
  • Gobelet pour l’eau (un pour clair, un pour foncé)
  • Chiffon ou essuie-tout
  • Crayon léger pour les esquisses

Tout le reste (mediums, gels, vernis) n’est pas nécessaire pour commencer.


6. Pack simple pour débuter sans gaspiller

  • 1 set de peintures (gouache ou aquarelle — 10 à 20 couleurs maximum)
  • 1 bloc papier 300 g/m²
  • 2 pinceaux ronds (taille 4 et 8)
  • 1 palette
  • 2 gobelets d’eau

Ce matériel couvre 100 % des besoins pour apprendre les bases, tester différentes techniques et comprendre comment la peinture réagit selon l’eau, le pigment et le support.

Peinture

Cette section explique comment choisir vos peintures, pinceaux, papiers et supports selon votre pratique : aquarelle, gouache ou acrylique. L’objectif est de comprendre les différences entre les matériaux pour éviter les achats inutiles et obtenir un rendu propre dès le début.

1. Les types de peinture : comment choisir ?

• Aquarelle

  • Transparente, lumineuse, très réactive à l’eau.
  • Adaptée aux lavis, dégradés, textures légères.
  • Demande un papier épais (300 g minimum).

• Gouache

  • Opaque, couvrante, couleurs mates.
  • Se retravaille facilement si réactivée à l’eau.
  • Plus simple que l’aquarelle pour les débutant·es.

• Acrylique

  • Sèche vite, ne se réactive pas une fois sèche.
  • Très polyvalente : support papier, toile, bois.
  • Idéale pour le travail en couches et les textures.

Conseil simple : si vous débutez, la gouache est la plus tolérante ; l’aquarelle demande un peu plus de contrôle ; l’acrylique est parfaite pour expérimenter.


2. Le papier : le point le plus important pour l’aquarelle et la gouache

  • Grammage : 300 g/m² recommandé pour éviter que le papier gondole.
  • Composition : coton (meilleure absorption) ou cellulose (plus économique).
  • Grain : fin, moyen ou torchon selon le rendu recherché.

Pour débuter : un bloc 100% cellulose en 300 g grain fin suffit largement.


3. Les pinceaux : les 3 formes indispensables

• Pinceau rond

  • Le plus polyvalent.
  • Permet un trait fin ou large selon la pression.

• Pinceau plat

  • Pour remplir des surfaces ou créer des bords nets.

• Pinceau biseauté

  • Utile pour les angles, les détails et les transitions.

Besoins réels : deux pinceaux ronds (petit + moyen) suffisent au début.


4. Les couleurs : quels pigments acheter en premier ?

  • Jaune primaire
  • Rouge primaire
  • Bleu primaire
  • Noir (facultatif)
  • Blanc (indispensable en gouache et acrylique)

Avec ces trois primaires, on peut déjà mélanger la majorité des couleurs utiles.


5. Accessoires utiles

  • Palette (en plastique, porcelaine ou métal)
  • Gobelet pour l’eau (un pour clair, un pour foncé)
  • Chiffon ou essuie-tout
  • Crayon léger pour les esquisses

Tout le reste (mediums, gels, vernis) n’est pas nécessaire pour commencer.


6. Pack simple pour débuter sans gaspiller

  • 1 set de peintures (gouache ou aquarelle — 10 à 20 couleurs maximum)
  • 1 bloc papier 300 g/m²
  • 2 pinceaux ronds (taille 4 et 8)
  • 1 palette
  • 2 gobelets d’eau

Ce matériel couvre 100 % des besoins pour apprendre les bases, tester différentes techniques et comprendre comment la peinture réagit selon l’eau, le pigment et le support.

Écriture

Cette section explique comment choisir ses outils d’écriture : encres, plumes, porte-plumes, papiers et accessoires. L’objectif est de comprendre quelles combinaisons donnent un trait propre, fluide et régulier — sans bavures ni frustration.

1. Les encres : comment les choisir ?

• Encre de Chine (ink stick ou liquide)

  • Noire, dense, très stable.
  • Parfaite pour les traits nets, les contours, les contrastes forts.
  • À éviter avec les stylos plume (risque d’obstruction).

• Encres pigmentées

  • Couleurs profondes, couvrantes.
  • Résistantes à l’eau une fois sèches.
  • Bon choix pour l’écriture expressive ou les titres.

• Encres aquarellables / teintées

  • Couleurs plus légères, se diluent facilement.
  • Très fluides, adaptées aux porte-plumes et pinceaux.
  • Bon rendu pour les écritures gestuelles.

Conseil simple : pour les débutant·es → encre liquide pigmentée ou encre de Chine en flacon.


2. Les plumes et porte-plumes

• Plumes pointues (type calligraphie occidentale)

  • Permettent un trait fin et précis.
  • Sensibles à la pression : plus on appuie, plus le trait s'élargit.
  • Idéales pour les écritures script, gothique, copperplate.

• Plumes biseautées / plates

  • Créent un trait large et régulier.
  • Utilisées pour l’onciale, la gothique, la chancelière.
  • Très confortables pour débuter.

• Porte-plumes droits / obliques

  • Droit : universel, simple, bon pour tout type d’écriture.
  • Oblique : facilite les angles pour le copperplate et le script incliné.

3. Le papier : le plus gros facteur de réussite

Un papier inadapté peut transformer une bonne encre en catastrophe.

  • Surface lisse : évite les bavures, favorise un trait net.
  • Grammage : 120 g minimum ; 160 g idéal.
  • Papiers aquarelle : trop granulés pour l’écriture.
  • Papiers trop absorbants : font “boire” l’encre → taches + traits irréguliers.

Conseil simple : un papier bristol ou un papier lisse 160 g = parfait.


4. Accessoires utiles

  • Godet / encrier : pour doser l’encre.
  • Chiffon ou buvard : pour contrôler la surcharge d’encre.
  • Crayon & règle : pour tracer des guides si nécessaire.
  • Pierre à encre : pour ceux qui utilisent les bâtons d’encre (contrôle total du pigment).

5. Erreurs fréquentes et solutions rapides

  • L’encre bave : papier trop absorbant → passer à un bristol.
  • Le trait s’interrompt : plume mal nettoyée → rincer et essuyer.
  • La plume accroche : trop de pression → alléger le geste.
  • Le trait est terne : encre trop diluée → choisir une encre pigmentée.

6. Kit simple pour bien débuter l’écriture

  • 1 porte-plume droit
  • 2 plumes (une fine + une biseautée)
  • 1 flacon d’encre pigmentée ou encre de Chine
  • 1 bloc de papier lisse 160 g
  • 1 chiffon + 1 petit encrier

Ce kit couvre l'essentiel pour pratiquer l’écriture artistique, comprendre la réaction de l’encre sur un bon support et tester différents gestes sans frustration.

Sculpture

Cette section donne les bases pour choisir ses matériaux et outils en sculpture : argile, terre autodurcissante, bois tendre et accessoires. L’objectif est de comprendre les différences entre les matières et d’éviter les erreurs courantes lorsque l’on débute.

1. Les matériaux : lequel choisir selon votre projet ?

• Argile classique (à cuire)

  • Très maniable, idéale pour les volumes précis.
  • Nécessite une cuisson dans un four céramique (non compatible four domestique).
  • Convient aux projets détaillés ou traditionnels.

• Terre autodurcissante

  • Sèche à l’air → pas besoin de four.
  • Plus fragile que l’argile cuite mais très pratique pour débuter.
  • Parfaite pour les petites sculptures décoratives et essais rapides.

• Bois tendre (tilleul, pin, peuplier)

  • Plus facile à sculpter que le chêne ou le hêtre.
  • Idéal pour les formes simples, bas-reliefs et petits objets.
  • Demande des outils bien affûtés et un minimum de technique de sécurité.

Conseil simple : Terre autodurcissante pour commencer. Argile si vous voulez un rendu professionnel (mais cuisson nécessaire). Bois tendre pour le travail plein/creux avec outils.


2. Les outils essentiels

• Pour argile / terre

  • Estèques : lisser, creuser, façonner.
  • Outils en bois : pour préciser les angles et détails.
  • Fil à couper : séparer un bloc, ajuster les volumes.
  • Brosse douce : nettoyer et adoucir la surface.

• Pour le bois

  • Gouges : enlever la matière en douceur.
  • Ciseaux à bois : pour détails, creux et plans nets.
  • Maillet : accompagne les gouges/ciseaux.
  • Râpes & papiers abrasifs : finitions.

Important : En argile → le choix des estèques compte. En bois → c’est l'affûtage qui change tout.


3. Supports et bases

  • Tourne-table : tourner la pièce sans toucher.
  • Planche en bois : base stable.
  • Armature simple : fil métal pour soutenir une figure.
  • Film plastique : essentiel pour garder l’humidité.

4. Séchage et conservation

  • Argile à cuire : séchage lent 7–14 jours → cuisson ensuite.
  • Terre autodurcissante : sèche en 24–72h selon épaisseur.
  • Ne jamais accélérer artificiellement (radiateur, sèche-cheveux) → fissures garanties.

5. Sécurité (surtout pour le bois)

  • Travailler sur un support stable.
  • Garder les doigts derrière la lame.
  • Gants anti-coupure SI nécessaire (surtout débutant·es).
  • Lame toujours affûtée = moins de risques qu’une lame émoussée.

6. Matériel simple pour commencer

Option 1 — Terre

  • 1 kg de terre autodurcissante (ou argile).
  • 1 set d’outils en bois.
  • 1 fil de coupe.
  • 1 planche + 1 film plastique.

Option 2 — Bois

  • 1 bloc de tilleul.
  • 2 gouges + 1 ciseau à bois.
  • 1 maillet.
  • Papier abrasif grain 120 → 400.

Avec ce matériel, on peut apprendre les gestes de base, comprendre comment la matière réagit et réaliser de petites pièces sans équipement lourd.